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Institut des nouveaux matériaux

Qu’ont en commun les revêtements antireflets, les bâtons de golf et les panneaux solaires? Quelle est la matière de base de l’analyse des couches minces, du design de filtres optiques ou de l’analyse de la dégradation des matériaux? Dans tous les cas : les nanomatériaux.

Le Campus MIL sera le théâtre de la mise sur pied de l’Institut des nouveaux matériaux, un projet mené conjointement par l’Université de Montréal, Polytechnique Montréal et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

La création de cet institut, qui réunira la plus grande concentration de chercheurs
dans les domaines des matériaux de pointe et des nanotechnologies au pays, témoigne de la place centrale qu’occupent de nos jours ces nouveaux types de matériaux dans de nombreux procédés industriels.

Les travaux qui seront réalisés à l’Institut toucheront tant la recherche fondamentale
que la recherche appliquée. Ils seront axés sur l’innovation à long terme au bénéfice
des citoyens et des entreprises du Québec et du Canada, tout en étant créateurs
d’emplois et porteurs de solutions destinées à répondre aux défis et aux problématiques
à court terme des entreprises de tout le pays.

Pour remplir ces missions, l’Institut disposera d’atouts majeurs. Au premier chef, une longue tradition de collaboration interdisciplinaire entre plus d’une dizaine de centres et de groupes de recherche. Mentionnons, à titre d’exemple de champs disciplinaires, les systèmes polymères et composites à haute performance, la photonique, les matériaux auto-assemblés, le calcul de haute performance et les technologies biomédicales.

Les partenaires de l’Institut pourront aussi compter sur la compréhension approfondie qu’ont ses membres des réalités industrielles, réalités qui commandent régulièrement des interventions rapides visant la résolution de problèmes ou de défis technologiques dans des secteurs hyper spécialisés.

Ajoutons, par ailleurs, que la formation et la recherche interdisciplinaire, les partenariats
qui se poursuivront ou qui seront développés et les efforts de transfert et de rayonnement qui seront déployés à l’Institut seront le fait d’une équipe d’une centaine de chercheurs, plus de 500 étudiants des cycles supérieurs et 25 chaires de recherche. Dans l’ensemble de ces infrastructures de pointe, les travaux de recherche tant fondamentale qu’appliquée seront axés sur l’interdisciplinarité et se voudront à la fois créateurs d’emplois et porteurs de solutions pour nos partenaires du milieu industriel.

Leurs travaux seront notamment orientés en fonction de trois axes sectoriels en recherche fondamentale (énergie, matériaux pour l’électronique et l’optoélectronique, télécommunications et nanotechnologies appliquées aux sciences de la vie) et de trois axes thématiques (matériaux industriels structurels et fonctionnels, revêtements anti reflets et anti érosion, matériaux mous, nanostructures et matériaux nanostructurés et modélisation multi-échelles sur ordinateur, simulation et théorie).

DES SOLUTIONS PERFORMANTES POUR L’INDUSTRIE

Les solutions que les différents centres et groupes de recherche de l’Institut sont en mesure d’offrir sont solidement arrimées aux besoins actuels – voire futurs – de l’industrie et constituent, à ce titre, un atout de calibre dans le portefeuille de solutions qui leur permet de briller à l’échelle internationale. Quelques exemples de ces solutions :

> Analyse de défaillances reliées à l’adhérence, à la composition, à l’érosion et à la dégradation des matériaux
> Caractérisation et optimisation des propriétés de surface des matériaux.
> Analyse des propriétés de couches minces
> Identification de contaminants
> Cartographie chimique de matériaux et profil en profondeur
> Design, fabrication et caractérisation de filtres optiques
> Dépôt de matériaux en couches minces
> Prototypage de micro/nanosystèmes

Parallèlement à ses travaux en recherche fondamentale, l’Institut focalise ses efforts sur la création de partenariats systémiques et intégrés avec l’industrie. Cette proximité ouvre la porte à une meilleure compréhension des problématiques auxquelles font face les entreprises et, du coup, à l’élaboration de solutions plus efficientes. Les entreprises désireuses d’investir dans des projets de R&D de pointe peuvent aussi collaborer avec l’Institut par le biais de fonds de contrepartie.

LES MATÉRIAUX PERFECTIONNÉS À HAUTE VALEUR AJOUTÉE DANS NOTRE QUOTIDIEN : QUELQUES EXEMPLES

> Matériaux pour circuits électroniques
> Diodes électroluminescentes
> Dispositifs électroniques (haut-parleurs de téléphones mobiles, microphones)
> Revêtement de mèches de perceuses
> Revêtements antireflets, anti abrasion et antibuée
> Accéléromètres (déclencheurs) dans les coussins gonflables
> Panneaux solaires
> Bâtons de golf (carbone)
> Revêtement des pales des réacteurs d’avion
> Revêtement de haute performance pour les fenêtres (économie d’énergie)

Trois axes de développement

L'harmonie avec
le milieu [+]

Le projet de campus de l’UdeM à Outremont dépasse les limites strictes de l’activité universitaire pour embrasser la vie collective urbaine. L’Université est consciente de son rôle social et c’est pourquoi elle souhaite se développer en offrant un nouveau milieu de vie qui servira à la fois les intérêts de la communauté universitaire et ceux des résidents des quartiers limitrophes.

L'engagement pour
le développement durable [+]

La requalification d’une friche ferroviaire comme la gare de triage Outremont soulève les défis de la restauration des sols et l’intégration du nouveau campus à la trame urbaine. L’UdeM souscrit à la mise en œuvre d’un aménagement qui répond aux critères du développement durable, notamment en visant une certification LEED (Leadership in Energy and Environnmental Design).

L'excellence en
recherche et en enseignement [+]

Interdisciplinarité, synergie, collaboration, partenariat... Voilà les valeurs qui seront mises de l’avant dans le nouveau pavillon des sciences. Celui-ci regroupera quatre départements: chimie, physique, géographie et sciences biologiques. Un pavillon de services sera également construit pour abriter notamment des salles de classes, une bibliothèque et une cafétéria.